Marie-Antoinette

Ballet pour

22 danseurs

Durée

90 minutes

Musique

Joseph Haydn et Christoph Willibald Gluck

Chorégraphie

Thierry Malandain

Décor et Costumes

Jorge Gallardo

Lumières

François Menou

Réalisation Costumes

Jorge Gallardo et Véronique Murat assistée de Charlotte Margnoux

Réalisation décor/accessoires

Frédéric Vadé et Annie Onchalo

Réalisation des coiffes/perruquiers

Charlotte Margnoux

Création sonore

Nicolas Dupéroir

Première

Le 29 mars 2019 • Opéra Royal du château de Versailles avec l’Orchestre Symphonique d’Euskadi, sous la direction de Mélanie Lévy-Thiébaut

Coproduction

Opéra Royal – Château de Versailles Spectacles, Orchestre Symphonique d’Euskadi de Donostia – San Sebastián, Donostia Kultura – Victoria Eugenia Antzokia de Donostia – San Sebastián – Ballet T, Music Hall Antwerpen, Opéra de Saint-Etienne, Opéra de Reims, Théâtre des Salins – scène nationale de Martigues, CCN Malandain Ballet Biarritz

Partenaires

Escenario Clece / Teatros del Canal – Madrid (Espagne), Teatro de la Maestranza y salas del Arenal de Séville (Espagne), Théâtre de Cusset – Scène conventionnée Arts du Cirque et Danse / Opéra de Vichy

Inscrit au répertoire de

Ballet Municipal de Santiago – Opera Nacional de Chile (2024) / Wiener Staatsoper – Vienne (2025)

Désignée comme le mauvais génie du royaume et rendue responsable de tous ses malheurs, avant qu’on emporte son corps sur une brouette, la tête entre les jambes… Marie-Antoinette, sans son insouciance, sans ses réticences à sa fonction de Reine, sans Trianon, sans ses favorites, ses coquetteries, ses diamants, sans les décris de la Cour grossis par les pamphlets et les caricatures, sans la Révolution et la croyance que le sang versé concourait au progrès, aurait certainement poursuivi son existence frivole et ne serait pas morte suppliciée. Comment une Reine adorée de tout un peuple, perdit-elle son affection avant de mourir de sa haine ? Comment celle qui incarnait le symbole de la royauté aida-t-elle à en précipiter la chute ? Un ballet ne peut répondre à ces questions complexes, et pour parler en toute franchise, transcrire en mouvements l’histoire de l’infortunée Autrichienne est un exercice périlleux ajouté aux contraintes ordinaires que sont la musique, les décors et costumes, le nombre des danseurs. Mais, depuis André Gide, l’on sait que « l’art naît de contrainte ». Toutefois s’en affranchir oblige parfois à emprunter une voie restrictive. C’est pourquoi dans l’incapacité matérielle de retracer le parcours de Marie-Antoinette du début à la fin, avons-nous choisi de limiter l’action et l’horizon du ballet à Versailles. Autrement dit, d’une soirée à l’autre, de sa première apparition sur la scène de l’Opéra royal jusqu’à son retrait d’une comédie dont elle était devenue « l’étoile du malheur ».

Thierry Malandain

(1) Lettre à Thérèse Malfatti, 1807

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