Nocturnes
Ballet pour
22 danseurs
Durée
28 minutes
Musique
Frédéric Chopin
Chorégraphie
Thierry Malandain
Décor et Costumes
Jorge Gallardo
Lumières
Jean-Claude Asquié
Réalisation Costumes
Véronique Murat
Première
Le 8 novembre 2014 • Teatro Victoria Eugenia Antzokia, Donostia-San Sebastián – dans le cadre de Ballet T
Coproduction
Opéra de Reims / Victoria Eugenia Antzokia, Donostia-San Sebastián – Ballet T / CCN Malandain Ballet Biarritz
dossier artistique
En proie à ses états d’âme, Fréderic Chopin traduit dans Les Nocturnes – 21 pièces pour piano composées entre 1827 et 1846 – les langueurs de l’amour avec la profondeur de sa nature éprise de mélancolie. Cette prépondérance d’un sentiment empreint d’un voile obscur, ce goût du morbide, ce romantisme noir et « gothique » cultivé par Chopin et d’autres romantiques a motivé un rapprochement avec les Danses macabres en vogue à la fin du Moyen Âge. Il s’agissait le plus souvent de peintures murales représentant une suite de personnages de tout sexe, de tout âge, de tout état, entraînés chacun vers le repos final par un squelette, qui ne représentait pas la Mort, mais le mort, c’est-à-dire une image posthume du vivant. Au-delà de l’idée d’associer deux choses aussi disparates que danser et mourir, les Danses macabres symbolisaient le passage du temps et montraient comment la Mort réunit fraternellement les hommes de tous rangs. Vestiges d’ « un jour noir plus triste que les nuits » eût dit Charles Baudelaire, Nocturnes se présente comme une fresque, comme un songe écrasé sous le poids d’une éternelle mélancolie.
Thierry Malandain
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